Publié par François Rojas

La dépendance affective, qui relève de l'hypo-narcissisme ou de l'hyper-narcissisme, mène au pouvoir. Dans le premier cas, la femme ou l'homme "de pouvoir" combat pour (re)gagner l'amour qui, enfant, lui a manqué et souvent en réponse à l'un de ses parents - ainsi Margaret Thatcher ne cite pas sa mère dans sa notice du Who's Who. L'hyper-narcissisme : adulé dans son enfance, il faut à tout prix rester dominant. 

2 constantes caractériseraient alors le "power-addict" :

1) La haine d'un "rival mimétique", élément de l’affirmation narcissique. Chirac/VGE par exemple.

2) Le Power-Addict s'autorise tous les coups pour assouvir son besoin : exemple atroce, la convocation sur le champ par François Mitterrand de son Premier ministre Michel Rocard à une « partie de campagne ». Rocard n’ayant eu que le temps de se constituer un accoutrement de fortune. Il en restera une photo, terrible, à côté d’un Mitterrand impérial.

mitterrand-avec-michel-rocard-1988-afp

Peut-on accéder au pouvoir autrement ? Anouar El Sadate suit d'abord Gamal Abdel Nasser dans un rôle secondaire voire muet, dès 1952. En 1970, juste après le décès de Nasser, il emporte les élections à la surprise générale : si discret que personne ne l'a vu venir.

Les Drogués du Pouvoir, Jacques BAGUENARD, Economica (2006)

 

10 août 2011

 

  

Commenter cet article